Des recrues de choix

Article de nouvelles / Le 13 février 2020

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Le mois de février est le Mois de l’histoire des Noirs. Dans le présent article, nous nous penchons sur les difficultés que bon nombre de Canadiens noirs ont éprouvées dans leur parcours afin de se joindre à l’Aviation royale du Canada, en plus de nous intéresser à leurs contributions à la force aérienne et au Canada, ainsi qu’aux réalisations extraordinaires qu’ils ont accomplies pendant et après leur service militaire. 

Par le major Mathias Joost

L’Aviation royale canadienne (ARC) a toujours fait en sorte de choisir les meilleurs candidats parmi la société canadienne. Dans la période précédant la Seconde Guerre mondiale, les quelques postes qu’offrait la Force aérienne faisaient l’objet d’une grande convoitise. L’ARC pouvait seulement se permettre de recruter la crème de la crème. Toutefois, le besoin élevé de militaires pendant la guerre n’a pas réduit le calibre des recrues acceptées.

En 1940, l’ARC a conclu un accord avec l’Armée lui permettant de demander aux meilleures recrues de l’Armée si elles voulaient grossir ses rangs. Dans l’après‑guerre, l’ARC a continué de choisir les meilleurs candidats seulement. Le recrutement des meilleurs jeunes hommes et femmes que le Canada peut offrir transparaît dans les réalisations des Canadiens noirs qui ont servi dans la force aérienne.

Michael Manley faisait partie d’un équipage aérien de l’ARC avant de devenir, en 1972, le quatrième premier ministre de la Jamaïque.

Lincoln Alexander, Leonard Braithwaite et Lloyd Perry sont tous devenus des avocats. M. Alexander a même occupé la fonction de député fédéral et de lieutenant‑gouverneur d’une province canadienne, deux premières pour les Noirs.

Leonard Braithwaite, quant à lui, est devenu le premier député provincial noir de l’Ontario, et a agi comme fer de lance de l’adoption de politiques importantes contre la discrimination.

De son côté, Lloyd Perry a accédé au poste de directeur du Cabinet du procureur général de l’Ontario responsable de la protection des droits des enfants.

Certains Canadiens noirs sont même restés dans l’ARC après la guerre, où ils ont mené de brillantes carrières.

Sammy Estwick s’est enrôlé en décembre 1941 et a poursuivi son service jusqu’en 1963. Il a travaillé dans le domaine des télécommunications, aussi bien en tant qu’instructeur qu’en tant qu’opérateur, puis il a continué à travailler dans ce domaine après sa retraite, contribuant à la fondation de l’Ottawa Lions Track and Field Club et du Gloucester Senior Adults’ Centre, dont il a été le président. Il a également occupé des postes de direction au Vanier Lions Club et à la Society for Technical Communication.

L’aviateur Eric Watts avait atteint le grade de commandant d’aviation lorsqu’il a pris sa retraite. Tant à titre d’instructeur que de chef de section, il a toujours eu la réputation d’être parmi les meilleurs. Officier de l’armement aérien de la 1re Escadre à Marville, en France, il a fait passer le taux de disponibilité de l’armement de l’escadre, qui était au dernier rang lorsqu’il est arrivé, au premier rang parmi les quatre escadres de la Division aérienne du Canada.

Dans la période de l’après‑guerre, l’ARC a également accueilli des recrues de haut calibre. Parmi ceux qui ont effectué un service distingué figurent George Borden et Wally Peters.

M. Borden a servi de 1953 à 1985. Il a ensuite occupé pendant cinq ans le poste de chef de cabinet du ministre provincial des services sociaux, devenant le premier Noir en Nouvelle‑Écosse à accéder à cette fonction. Il a aussi agi à titre de premier coordonnateur de l’alphabétisation de la population noire dans la province, de 1988 à 1991. M. Borden est également un poète et un compositeur de chansons reconnu.

Wally Peters a fait ses débuts en tant que pilote de chasse. Au cours de sa carrière, il a occupé le poste de conseiller des Forces armées canadiennes (FAC) auprès de l’ONU quant au déplacement tactique aérien de soldats, en plus d’agir à titre de premier agent des droits de la personne des FAC. Après avoir pris sa retraite, il a travaillé à Transports Canada, où il a participé à la création de programmes de sécurité aérienne ainsi qu’à l’établissement du Bureau canadien de la sécurité aérienne. Or, on le connaît probablement mieux comme pilote des Snowbirds.

Les Canadiens noirs n’ont jamais rechigné à servir le Canada. L’ARC, et par ailleurs l’ensemble du Canada et la population canadienne, a bénéficié des qualités de ceux qui ont servi leur pays.


 

Joignez-vous à l'ARC : Osez vous surpasser

Les officiers du contrôle aérospatial contribuent aux opérations aériennes en fournissant des services de contrôle de la circulation aérienne et en assurant le contrôle des armes aériennes. 

Ils sont chargés de la surveillance aérospatiale, de l’alerte et du contrôle des objets aéroportés dans l’espace aérien canadien. En tant que partie intégrante du système canadien de navigation aérienne, les officiers du contrôle aérospatial assurent également le contrôle des aéronefs civils et militaires dans le cadre d’opérations de combat et d’instruction partout dans le monde.

http://forces.ca/fr/carriere/officier-controle-aerospatial/

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