Investir dans nos chefs subalternes grâce au Forum de leadership des militaires du rang subalternes

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Article de nouvelles / Le 26 novembre 2019

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Par la sous-lieutenant Kylie Penney

Si vous étiez entré dans l’Amphithéâtre des Pays-Bas à la 17e Escadre Winnipeg, le lundi 21 octobre 2019 au matin, vous auriez vu une salle pleine de chefs militaires subalternes des forces aériennes du Canada, des États-Unis, de l’Australie, de la Nouvelle-Zélande, du Japon, de Singapour, du Bangladesh et des Philippines, réunis pour assister au Forum de leadership des militaires du rang subalternes (FLMRS) de 2019.

Cette année, l’ARC a collaboré avec les Pacific Air Forces (PACAF), un commandement de la United States Air Force, afin de présenter le forum annuel d’une durée d’une semaine à la 17e escadre, soit du 21 au 25 octobre. Tous les ans, un pays différent du littoral du Pacifique tient le forum.

L’adjudant-chef Miina Piir, du Quartier général de la 2e Division aérienne du Canada à Winnipeg, et le Senior Master Sergeant Jason Glockner, du quartier général du PACAF, agissaient à titre d’organisateurs en chef et de principaux animateurs de l’événement.

Le FLMRS est une occasion parfaite de perfectionnement professionnel qui permet à certains caporaux-chefs et sergents de l’ARC issus de différents métiers d’apprendre dans un contexte international.

« Je me considère comme privilégié d’avoir la chance de participer à une activité comme celle-ci et je sens que mes superviseurs constatent les durs efforts que j’ai déployés dans mon unité », dit le caporal-chef Kevin Griffin, technicien en structures d’aéronefs de la 5e Escadre Goose Bay, à Terre-Neuve-et-Labrador. « J’étais ravi de venir et d’interagir avec d’autres forces aériennes. »

Les participants ont pu acquérir des connaissances aux côtés de leurs homologues d’autres pays du littoral du Pacifique et faire des échanges. De plus, des mentors chevronnés issus des pays participants, qui occupent un grade équivalent à celui d’adjudant-chef, leur ont fait part de difficultés inhérentes au leadership.

« Ce n’est pas tous les jours que vous avez la possibilité de voir réunis des militaires du rang supérieurs de quatre pays différents qui s’efforcent d’atteindre les mêmes buts dans leur force aérienne respective », dit l’adjudant-chef Denis Gaudreault, adjudant-chef du commandement de l’ARC. « Lorsque vous parlez de difficultés en matière de leadership, notre travail en tant que dirigeants consiste à nous assurer d’informer tout le monde dans la chaîne de commandement des buts que nous nous efforçons d’atteindre afin que tous comprennent ce dont nous parlons. »

Le brigadier-général Mario Leblanc, commandant de la 2e Division aérienne du Canada de l’ARC, a accueilli les participants et souligné l’importance des chefs subalternes dans leur armée de l’air respective.

Tout au long de la semaine, les participants ont appris les liens entre le travail d’équipe, la capacité d’adaptation, la diversité, l’identité sexuelle et la culture autochtone, et le leadership, entre autres, en participant à des activités, des exposés et des travaux de groupe. 

Le caporal-chef Brent Thompson et le sergent (à la retraite) Devin Beaudry, du Groupe consultatif des Autochtones de la Défense, ont organisé une cérémonie de suerie à l’intention des participants en soirée. Il s’agissait là d’une activité facultative liée à la séance d’information sur les cultures autochtones.

La caporal Kim Gilbert, aide médicale de la Royal New Zealand Air Force (RNZAF), a participé à la cérémonie.

« C’était étonnant. J’adore participer à de telles activités, qui me permettent de connaître ce qu’est vraiment le Canada, explique la caporal Gilbert. Je ne savais pas vraiment à quoi m’attendre de la cérémonie de suerie. J’étais un peu nerveuse, mais j’ai bien aimé ça. Je me sentais vraiment détendue et à l’aise après coup. »

« Tous les thèmes autochtones sous-jacents dont nous avons parlé cette semaine ressemblent passablement à ceux que nous connaissons chez nous. Ils sont simplement interprétés ou représentés de manières légèrement différentes d’un pays à l’autre », explique-t-elle, en comparant la culture autochtone dans l’ARC à ce qu’elle est dans la RNZAF.

« Nous avons pas mal de chance en Nouvelle-Zélande, parce que notre culture autochtone s’est intégrée à notre vie de tous les jours. Il est normal pour nous d’accueillir les gens en utilisant la salutation maorie. Lorsqu’une personne commence un discours, elle le fait en maori, et les recrues de la force aérienne passent par la "turangawaewae" maorie, ou maison de rencontre, où elles sont accueillies et apprennent le Haka de la force aérienne. » 

Aucune visite au Canada ne serait complète sans un match de hockey, de sorte que les participants ont eu la chance d’assister à une partie d’entraînement des Moose du Manitoba et à un match des Jets de Winnipeg.

« Je suis ravi d’être ici au Canada et c’est la première fois que je mets les pieds sur une patinoire de hockey, dit le Technical Sergeant Terrance Perry, de la United States Air Force, affecté en Corée du Sud. Je n’avais jamais vu de hockey ailleurs qu’à la télé jusqu’à maintenant. J’ai trouvé formidable d’assister à une partie d’entraînement des Moose du Manitoba, où j’ai pu constater la vitesse et la coordination des joueurs. L’aspect le plus remarquable, c’est le gardien de but, sa rapidité et son agilité, se jetant sur la glace et se relevant tout le temps. Ça m’a vraiment impressionné. »

L’énergie dépensée lors du match des Jets l’a également laissé sans voix.

La semaine s’est terminée par des leçons consacrées à l’éthique, aux préjugés, à la gestion des conflits et au contexte géopolitique avec Andrea Charron, professeure à l’Université du Manitoba, et Sarah Meharg, professeure auxiliaire au Collège militaire royal du Canada.

Une visite de l'endroit emblématique qu’est le Musée canadien des droits de la personne a permis de souligner les raisons pour lesquelles la coopération et le leadership éthique occupent une place essentielle dans nos forces aériennes. Stuart Murray, colonel honoraire de la 17e Escadre, a présenté brièvement le musée avant que les participants n’entreprennent des visites guidées.

La caporal-chef Mira Kim, opératrice de détecteurs électroniques aéroportés de la 14e Escadre Greenwood, en Nouvelle-Écosse, a affirmé avoir vraiment adoré son expérience à l’occasion pendant le FLMRS 2019.

« Ce que j’ai aimé le plus du FLMRS, c’était sans aucun doute de rencontrer tous ces gens des autres pays, affirme la caporal-chef Kim. Il existe des parallèles entre les enjeux que nous connaissons en tant que dirigeants de l’ARC et que je croyais exclusifs au Canada, mais ils ressemblent en fait passablement à ceux que vivent les autres chefs subalternes qui ont participé au forum. Nous avons échangé une tonne d’histoires et ces expériences que nous avons vécues nous aideront à prendre nos décisions au fur et à mesure que nous évoluerons dans nos carrières. »


 

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