L’ARC surveille une station spatiale chinoise

Article de nouvelles / Le 10 avril 2018

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Aviation royale canadienne

Le Centre des opérations spatiales canadiennes (CANSpOC) est l'unité opérationnelle du Directeur général - Espace, qui relève de l’Aviation royale canadienne; à l’appui des Forces armées canadiennes et d’organismes gouvernementaux et privés, il surveille l’espace afin de recueillir des données qu’il analyse et qui servent ensuite à soutenir les opérations militaires et civiles au pays, mais aussi partout ailleurs dans le monde.  

Récemment, le CANSpOC a suivi la trajectoire de la station spatiale chinoise Tiangong-1 (qui veut dire « palais céleste »), première station spatiale de la Chine, lancée en 2011. La station a accueilli des astronautes chinois à deux reprises, mais n'a pas servi depuis l'été 2013. En 2016, la Chine a perdu la maîtrise de la station, dont l’orbite s'est lentement rapprochée de la Terre. Le dimanche 1er avril 2018, l’appareil a pris feu lors de son entrée dans l’atmosphère et s’est brisé au-dessus du sud de l’Océan Pacifique. Tiangong-1 orbitait autour de la Terre entre 42,75°N et 42,75°S, ce qui signifiait qu'il allait entrer dans l’atmosphère obligatoirement à un endroit compris entre ces latitudes. Or, cette zone représente environ les deux tiers de toute la surface de la planète, dont la moitié est couverte d'eau. Le Canada se trouve, quant à lui, entre 41,65°S et 83,10°N. Par conséquent, seule l'extrémité sud de l'Ontario aurait pu recevoir des débris de la station.

La forme, la taille et la composition matérielle de la station ont permis de déterminer si elle allait complètement se désintégrer dans l'atmosphère ou se briser en plus petits morceaux qui pourraient franchir la couche gazeuse. La masse considérable de Tiangong-1, soit environ 8 500 kilogrammes, suscitait des préoccupations quant à la possibilité que des morceaux de l’appareil puissent effectivement passer au travers de l’atmosphère.

Le CANSpOC a collaboré avec des homologues militaires de l'Australie, de la France, de l'Allemagne, du Royaume-Uni et des États-Unis pour tenter de prédire l’endroit où Tiangong-1 allait pénétrer dans l’atmosphère, une tâche complexe en raison de la fluctuation de nombreuses variables, telles que l'orientation de l'objet et la densité atmosphérique. Toutefois, plus la date d’entrée dans l’atmosphère de la station spatiale approchait, moins l’incertitude régnait et plus les prédictions devenaient précises. Le CANSpOC a communiqué des avertissements et de l’information à jour aux organismes pertinents du gouvernement du Canada, dont Sécurité publique Canada, jusqu’à ce que la station spatiale se brise en pénétrant dans l’atmosphère de la Terre.

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