L’arrivée d’un nouvel avion permettra une meilleure cohésion entre les escadrons

Article de nouvelles / Le 19 novembre 2020

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Par le sous-lieutenant Michael de Grasse

Cet été, l’Aviation royale canadienne (ARC) a acquis deux nouveaux appareils Challenger 650 qui ont remplacé deux avions vieillissants avant qu’ils ne satisfassent plus aux exigences opérationnelles. Qu’est-ce que cette acquisition signifie pour l’ARC et les Forces armées canadiennes (FAC)?

Nous avons joint le capitaine Nicholas Fisette, du 412e Escadron de transport, copilote à bord du Challenger 604 actuel et du nouveau Challenger 650, afin d’en savoir plus sur les capacités et les mises à niveau du nouvel avion. Le capitaine Fisette nous a aussi expliqué la mission de l’escadron et comment celle-ci s’inscrit dans la mission globale des FAC.

Le 412e Escadron, qui est basé à l’Aéroport international Macdonald-Cartier, à Ottawa, en Ontario, ne se sert que d’un seul type d’aéronef, le Challenger. Il consacre la majorité de ses heures de vol au transport militaire. Bien que basée à Ottawa, l’unité relève de la 8e Escadre Trenton, ce qui veut dire qu’elle fait partie de la collectivité de la mobilité aérienne de l’ARC. Par conséquent, l’escadron se voit confier des tâches militaires par la 1re Division aérienne du Canada, dont le transport de généraux, des évacuations sanitaires, de l’entraînement aéromédical et du transport utilitaire. Il participe aussi au déploiement rapide de personnel militaire comme les représentants de la Sécurité des vols, les membres de l’Équipe d’intervention en cas de catastrophe, des équipes de reconnaissance, des équipes de réparation mobile et les militaires des Forces spéciales.

Lorsque le capitaine Fisette ne fait pas partie de l’équipage d’un Challenger, il agit à titre d’officier adjoint des opérations de l’escadron, veillant, entre autres, à l’affectation d’équipages à l’appui de missions confiées par le gouvernement ou des représentants militaires. En tant que pilote et officier des opérations de l’escadron, il connaît à fond le Challenger et sait ce qui fait du nouvel avion un ajout enthousiasmant à la flotte de l’ARC.

Le Challenger est un avion à réaction capable de transporter dix passagers. Sa vitesse et son autonomie lui permettent de transporter des gens rapidement partout dans le monde au besoin. Son équipage se compose de deux pilotes, d'un steward navigant, ainsi que d’un mécanicien de bord de Transports Canada. Ensemble, les membres de cette équipe mettent à profit la vitesse et l’autonomie du Challenger pour accomplir des missions diplomatiques, de transport et d’évacuation sanitaire partout dans le monde. Comparativement à l’ancien modèle 601, le modèle 650 jouit d’une plus grande autonomie, en plus de pouvoir accueillir plus de passagers et d'être doté d’équipement électronique de bord mis à niveau.

Ce qui est encore plus important, toutefois, c’est que le modèle 650 nécessite le même type de qualification que le modèle 604.

Il convient ici de préciser un peu le contexte. Lorsque l’escadron se servait des Challenger 601 et 604, les différences entre les avions nécessitaient des pilotes qu’ils aient la qualification pour chacun des appareils. Bien que petit, l’escadron de quatorze pilotes demeure imposant. Quoi qu’il en soit, ne disposer que de sept pilotes par type d’avion rendait difficiles l’établissement d’horaires et le remplacement de membres d’équipage. Toutefois, les modèles 604 et 650 se ressemblent suffisamment pour qu’ils aient le même type de qualification, ce qui mène à des économies considérables en ce qui a trait à l’affection de membres d’équipages.

Le capitaine Fisette explique bien le changement : « Le fait que tous les pilotes volent à bord du même type d’avion présentera un avantage pour le moral et l’esprit de corps. Avant l’arrivée des modèles 650, j’avais eu l’occasion de voler en compagnie de seulement la moitié des pilotes de l’escadron. Je prévois une bien meilleure cohésion lorsque tout le monde aura fait la transition au nouvel avion. »

Pour l’escadron, ce remplacement signifie une amélioration sur les plans de la capacité, de l’efficacité et du moral. Par ailleurs, étant donné la mission de l’unité, il s’agit d’une amélioration dont jouiront l’ARC, les FAC et le public.

Quant au capitaine Fisette, ce remplacement lui permettra de voler à bord d’un des plus récents aéronefs à se joindre à la flotte des Forces armées canadiennes. Voilà un avantage qui se passe certainement de commentaire!


 

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