L’avenir de la force aérienne repose sur le service et les sacrifices du passé

Article de nouvelles / Le 12 février 2021

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Par la capitaine Sarah Harasymchuk et la lieutenant de vaisseau Melanie Aqiqi

Lors d’une journée sombre, voilà près de huit décennies, le 426e Escadron de bombardement, surnommé les Thunderbirds, s’est vu confier une nouvelle mission : bombarder les dépôts de rails de Louvain, en Belgique, dans le cadre d’un raid aérien de 120 avions le 13 mai 1944, pendant la Seconde Guerre mondiale. Quatorze Thunderbirds ont participé à la mission, transportant chacun neuf bombes de 454 kilogrammes et quatre de 227 kilogrammes.

L’équipage de huit personnes à bord du bombardier Halifax LW682/OW-M n’a, lui, jamais atteint son objectif. L’appareil a été abattu par le capitaine Martin Drewes, du III/NJG1, as du combat de nuit de la Luftwaffe. L’appareil s’est écrasé dans une tourbière près de la rivière Dendre à Schendelbeke, entraînant la mort des huit membres d’équipage. Le terrain boueux a rapidement englouti l’appareil ainsi que trois des membres d’équipage toujours à l’intérieur.

Lorsqu’une équipe d’excavation dirigée par le Canada a finalement récupéré le bombardier Halifax en 1997, l’aluminium trouvé a pris une nouvelle signification pour l’Aviation royale canadienne (ARC) et son personnel. On a fait fondre le métal récupéré au site de l’accident afin d’en faire des lingots. Des fragments de ce métal sont incorporés dans l’émail des nouveaux insignes de vol en métal, rappelant ainsi de manière visible les sacrifices passés.

« La conception des insignes de vol en métal à deux ailes pointées vers le haut, que les membres du personnel navigant qualifiés portent sur leur uniforme d’été, a fait l’objet d’une modernisation dans le cadre du Projet de mise à jour des insignes de vol et des insignes de métier. Des copeaux d’aluminium, obtenus à partir de lingots de métal provenant du LW682, sont intégrés à l’émail transparent de certains des nouveaux insignes, ainsi qu’à l’émail rouge qui recouvre les couronnes de laurier de tous les insignes », explique le major John Meurling, directeur du projet.

Le major-général Michel Lalumière, chef – Capacité des chasseurs, affirme que les nouveaux insignes ailés en métal symbolisent l’histoire cruciale des sacrifices consentis par les pionniers de l’armée de l’air moderne d’aujourd’hui : « Sur mon insigne, vous voyez la feuille d’érable de couleur or, qui, sur les nouveaux insignes, est remplacée par la couleur argent. Toutefois, le nouvel insigne continue à symboliser les 95 années d’histoire de l’Aviation royale canadienne depuis sa création, en 1924, ainsi que ses origines, qu’elle puise dans le Royal Flying Corps et la Royal Air Force, dont ont fait partie des aviateurs canadiens pendant la Première Guerre mondiale. »

Il a fallu 53 ans pour retrouver le bombardier Halifax LW682/OW-M et les trois derniers membres de son équipage. L’équipage de l'avion se composait du sous-lieutenant d’aviation W. B. Bentz (Croix de Guerre belge avec palmes), du lieutenant d’aviation T. W. Taylor, du lieutenant d’aviation C. S. Phillips, du sous-lieutenant d’aviation J. E. McIntyre, du sergent R. Ellerslie (RAF), du sous-lieutenant d’aviation J. E. J. G. Arbour, du sous-lieutenant d’aviation F. Roach et du sous-lieutenant d’aviation J. W. Summerhayes. En juillet 1948, l’équipage a reçu à titre posthume la Croix de guerre belge avec palme.

Les nouveaux insignes en métal à deux ailes, au fini argenté, remplaceront les ailes dorées actuelles. À ce jour, on a produit des insignes pour les groupes professionnels suivants : astronaute, pilote, officier de systèmes de combat aérien, mécanicien de bord, opérateur de détecteurs électroniques aéroportés, technicien en recherche et en sauvetage et arrimeur. La production des insignes restants se terminera plus tard cette année.

Le major-général Lalumière affirme que les militaires portent leur insigne au niveau du cœur afin d’y puiser courage et sens moral. « Souvent, nous cherchons l’exemple de ceux qui ont consenti le sacrifice suprême avant nous et à qui nous réfléchissons aujourd’hui quand nous pensons à l’histoire. Nous cherchons ces exemples quand nous affrontons certaines des difficultés que nous connaissons aujourd’hui. Nous puisons notre courage, notre détermination et notre énergie dans ces exemples du passé. »

Les lingots d’aluminium du bombardier Halifax LW682 ont été fondus à partir des vestiges de l’appareil et utilisés pour créer plusieurs éléments commémoratifs : le toit du monument commémoratif du Bomber Command de Green Park à Londres, un mur commémoratif comprenant des lingots d’aluminium gravés au Centre d’instruction de la mobilité aérienne dédié à la mémoire du lieutenant-colonel d’aviation Sedley S. Blanchard et la base du mât totémique des Thunderbirds au Centre d’instruction de la mobilité aérienne de Trenton, en Ontario. On a également utilisé des pièces du bombardier Halifax LW682/OW-M pour restaurer un Halifax NA337 à Trenton.

La participation de l’ARC au Bomber Command de la Royal Air Force représente la plus grande contribution et le plus grand sacrifice du Canada pendant la Seconde Guerre mondiale. Plus de 10 000 membres d’équipage de l’ARC ont perdu la vie et des milliers d’autres ont subi des blessures ou ont été faits prisonniers de guerre pendant leur service dans le Bomber Command, le rôle le plus dangereux pour les forces alliées. Ces nouveaux insignes métalliques permettront d’honorer et de chérir l’héritage qu’ils nous ont laissé.


 

Joignez-vous à l'ARC : Osez vous surpasser

Les opérateurs de détecteurs électroniques aéroportés utilisent des systèmes de détecteurs électroniques évolués pour faire fonctionner des détecteurs aéroportés à bord des aéronefs de patrouille à long rayon d’action, des hélicoptères maritimes et des véhicules aériens sans pilote.

Ils détectent les sous-marins et en font le suivi, ils offrent un soutien aux opérations de recherche et de sauvetage et aux opérations médicales et aident les autres ministères et agences du gouvernement à recueillir des preuves et à effectuer des patrouilles antidrogues.

Leurs principales responsabilités sont les suivantes :

         - Utiliser un radar, des systèmes électro-optiques et infrarouges, détecteurs d’anomalies magnétiques et de l’équipement de guerre électronique
         - Prendre des photos aériennes
         - Charger les armes aéroportées et viser avec celles-ci, et faire des recherches dans les systèmes des stocks
         - Utiliser le système de mitrailleuse héliporté
         - Utiliser les systèmes de détecteurs électroniques des véhicules aériens sans pilote
         - Communiquer avec les organismes internes et externes (forces civiles et alliées)
         - Recueillir des preuves

http://forces.ca/fr/carriere/operateur-detecteurs-electroniques-aeroportes/

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