« Notre pays est à la fois meilleur et plus fort depuis que nous vous comptons parmi nous »

Article de nouvelles / Le 11 décembre 2017

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Le 7 novembre 2017, Diane McCurdy, colonel honoraire du 442e Escadron de transport et de sauvetage, a souhaité la bienvenue à de nouveaux Canadiens de manière chaleureuse, passionnée et humoristique à la suite d’une cérémonie de citoyenneté tenue à Surrey, en Colombie-Britannique.

Par Ruthanne Urquhart

Les cérémonies de citoyenneté sont des événements importants pour le Canada, et c'est pourquoi elles doivent faire l'objet de célébrations. Les cérémonies en tant que telles sont à la fois solennelles et joyeuses. On y prononce des discours de bienvenue. Les familles lèvent la main pour témoigner de leur dévouement au Canada et signent un document.

Cependant, bien que les cérémonies de citoyenneté représentent le début d’un tout nouveau chapitre pour ceux qui lèvent la main, dans bien des cas, elles représentent également la fin d’un long processus, tantôt périlleux, tantôt rempli de larmes, qu’ils ont entrepris ailleurs dans le monde. À l’issue d’un processus pouvant durer des mois, voire des années, dans leur pays d’origine, et de ce qui a dû sembler comme des montagnes de paperasse, les futurs Canadiens arrivent au pays en avion, en bateau de toute taille, en train, en autobus, en auto, et même à pied. De plus, certains sont même forcés de laisser derrière eux des êtres chers. Ils arrivent au pays avec leurs biens matériels dans des conteneurs, dans des boîtes de carton, dans des sacs à dos et dans leurs poches.

Au cours des dernières années, compte tenu du grand nombre d’immigrants et de réfugiés qui sont arrivés sur nos berges, dans nos aéroports ainsi que dans nos villes et villages, parfois en passant par les forêts et les marais gelés, les Canadiens, y compris les militaires des Forces armées canadiennes et leurs proches, ont conçu et mis en œuvre des programmes de parrainage visant à offrir un soutien complet aux nouveaux arrivants, notamment en ce que concerne les documents officiels, l’hébergement, l’inscription dans les écoles et les courses à l’épicerie.

Certains Canadiens, comme Diane McCurdy, colonel honoraire du 442e Escadron de transport et de sauvetage, se sentent privilégiés de pouvoir prendre part aux cérémonies de citoyenneté. Voici l’incroyable mot de bienvenue que Mme McCurdy a adressé aux nouveaux Canadiens à Surrey, en Colombie-Britannique, le 7 novembre 2017 :

« Bonjour,

Au nom de tous les militaires, femmes et hommes, du 442e Escadron de recherche et de sauvetage, au nom de tous ceux qui servent notre pays en uniforme, et au nom de tout notre pays, bienvenue au Canada, et félicitations!

À présent, vous connaissez notre pays, sa géographie, son gouvernement et son appareil juridique; vous connaissez le Canada.

J’aimerais profiter du temps qui m’est accordé pour discuter avec vous de ce que signifie “être Canadien”.

En tant que Canadiens, nous sommes reconnus dans le monde entier pour notre gentillesse. Nous sommes polis. Nous sommes généreux.

Nous croyons qu’une société existe lorsque tous sont d’accord de respecter les mêmes règles.

Nous croyons également que, en tant que société, le travail acharné mène au succès et, par le fait même, nous offrons du soutien à ceux qui en ont besoin.

Nous croyons à l’accès à l’éducation pour tous, nous croyons à l’accès aux soins de santé pour tous, et nous croyons que vous devriez être en mesure de choisir et de suivre votre propre voie.

Nous croyons à la primauté du droit, mais nous croyons aussi à une application de la loi empreinte de compassion.

Nous détestons les conflits, mais nous sommes prêts à nous battre pour ce qui est juste.

Nous nous opposons à la persécution, qu’elle soit de nature raciale, religieuse ou ethnique, et nous sommes prêts à intervenir pour y mettre un terme.

L’intolérance n’a pas sa place ici. Les Canadiens l’interdisent. Nous formons une société qui encourage les gens à nourrir et à chérir leur culture et leurs croyances.

La grande diversité de gens qui sont venus au Canada de partout dans le monde est ce qui définit le Canada.

Ce sont les valeurs que prônent tous les Canadiens.

J’aimerais seulement ajouter la précision suivante : pour être un vrai Canadien, vous devrez apprendre à aimer le hockey sur glace. Ce n’est pas vraiment une option. Les Canadiens ont inventé le hockey. Nous sommes le plus important pays du monde dans ce domaine. Le hockey est l’une des rares choses qui rassemblent tous les Canadiens. Alors, choisissez votre équipe. Le choix vous revient, mais j’ai entendu dire que les Canucks de Vancouver et les Jets de Winnipeg sont de très bonnes équipes.

En tant que colonel honoraire des Forces canadiennes, j’aimerais ajouter une dernière chose :

Depuis la fondation de notre pays, en 1867, des hommes et des femmes se sont battus, jusqu’à la mort, pour obtenir les privilèges dont vous jouirez en tant que citoyen canadien : la paix, la stabilité gouvernementale, l’application de la loi, ainsi qu’un appareil juridique en lequel nous pouvons tous avoir confiance.

Voilà pourquoi le 11 novembre est devenu le « jour du Souvenir ».

Par conséquent, afin d’honorer ceux qui ont servi ce merveilleux pays et qui se sont sacrifiés pour lui, c’est avec grand plaisir que je souhaite à chacun de vous la plus cordiale des bienvenues.

Notre pays est à la fois meilleur et plus fort depuis que nous vous comptons parmi nous.

Merci. »

Après la cérémonie, en repensant à ce dont elle avait été témoin en regardant les familles se rencontrer et jaser, la colonel honoraire McCurdy a fait part de ses impressions : « C’est un privilège et un honneur de prendre part à une activité d’une telle importance! La cérémonie est chargée d’émotion… l’émotion des gens est palpable, et c’est très émouvant. »

« Les Canadiens sont privilégiés, et des cérémonies comme celles-ci constituent de merveilleuses occasions de se souvenir à quel point nous sommes privilégiés », a ajouté la colonel honoraire McCurdy. 

La citoyenneté canadienne

La première cérémonie de citoyenneté officielle du Canada a eu lieu le 3 janvier 1947 dans l’édifice de la Cour suprême à Ottawa, en Ontario.

Du 22 mai 1868 au 1er janvier 1947, toute personne née ou naturalisée au Canada était considérée comme un sujet britannique, conformément à la Loi de naturalisation. Les termes « citoyen canadien » et « citoyenneté canadienne » figurent dans certaines lois avant cette date, mais ils ne créaient pas ni ne sous-entendaient le statut réel ou juridique de « citoyen canadien ».

La Loi sur la citoyenneté canadienne, entrée en vigueur le 1er janvier 1947, a permis de modifier la situation en attribuant une reconnaissance juridique aux termes « citoyen canadien » et « citoyenneté canadienne ». La loi établissait qui était et qui pouvait devenir un citoyen canadien. De plus, elle comprenait diverses dispositions concernant la perte de citoyenneté, notamment pour les citoyens canadiens ayant obtenu la citoyenneté d’un autre pays, car la double citoyenneté n’était pas reconnue. Dans de telles circonstances, un enfant né de parents canadiens à l’extérieur du Canada ne détenait pas nécessairement la citoyenneté canadienne.

La citoyenneté canadienne a fait l’objet d’autres modifications considérables le 15 février 1977, moment de l’entrée en vigueur de la Loi sur la citoyenneté, qui a remplacé la loi de 1947. À partir de ce moment, les sujets britanniques ne recevaient plus de traitement spécial, et la double citoyenneté était reconnue. De plus, cette loi ne comptait qu’une seule disposition concernant la perte automatique de citoyenneté, qui concernait les personnes nées à l’extérieur du Canada à partir de la seconde génération, sauf si ces personnes prenaient des mesures pour conserver leur citoyenneté avant leur 28e anniversaire.

Le projet de loi C-14, intitulé Loi modifiant la Loi sur la citoyenneté (adoption) et adopté le 23 décembre 2007, comportait des modifications permettant à un enfant né à l’extérieur du Canada et adopté par des parents canadiens d’obtenir la citoyenneté canadienne sans devoir obtenir le statut de résident permanent en premier lieu.

Le projet de loi C-37, intitulé Loi modifiant la Loi sur la citoyenneté et adopté le 17 avril 2009, accordait la citoyenneté canadienne à plusieurs personnes qui n’avaient jamais obtenu ce statut ou qui l’avaient perdu en raison de la loi précédente, ou rétablissait leur citoyenneté. Cette loi limitait également la citoyenneté canadienne par filiation à la première génération née à l’extérieur du Canada. Cependant, le projet de loi C-37 comprenait également une exception concernant la limite liée à la première génération pour un enfant né ou adopté à l’extérieur du Canada par un parent qui agissait à titre de fonctionnaire de la Couronne (c.-à-d. un parent qui travaillait à l’extérieur du Canada pour ou avec les Forces armées canadiennes, l’administration publique fédérale ou la fonction publique d’une province ou d’un territoire) au moment de la naissance ou de l’adoption de l’enfant.

Bien que certaines des modifications contenues dans le projet de loi C-24, intitulé Loi renforçant la citoyenneté canadienne, soient entrées en vigueur plus tôt, l’ensemble des modifications sont entrées en vigueur le 11 juin 2015. La loi comprenait diverses modifications visant à améliorer le programme de citoyenneté. En voici quelques-unes :

  • accorder la citoyenneté canadienne aux personnes nées avant l’entrée en vigueur de la Loi sur la citoyenneté canadienne, soit le 1er janvier 1947 (ou le 1er avril 1949 dans le cas de Terre-Neuve-et-Labrador), et qui n’avaient pas obtenu la citoyenneté canadienne à l’une ou l’autre de ces dates, ainsi qu’aux enfants nés à l’extérieur du Canada issus de la première génération;
  • accorder la citoyenneté canadienne aux sujets britanniques qui ne sont pas nés ou naturalisés au Canada (ou qui ne sont pas nés ou naturalisés à Terre-Neuve-et-Labrador), qui résidaient habituellement au Canada en date du 1er janvier 1947 (ou en date du 1er avril 1949 dans le cas de Terre-Neuve-et-Labrador) et qui n’ont pas acquis le statut de citoyen canadien le 1er janvier 1947 (ou le 1er avril 1949 dans le cas de Terre-Neuve-et-Labrador);
  • accorder la citoyenneté canadienne aux petits-enfants des fonctionnaires de la Couronne en service. On accordait la citoyenneté par affiliation à un enfant dont le parent canadien était lui-même né ou avait lui-même été adopté à l’extérieur du Canada par un fonctionnaire de la Couronne en service (c'est-à-dire l’un des grands-parents de l’enfant travaillait à l’extérieur du Canada avec ou pour les Forces armées canadiennes, l’administration publique fédérale ou la fonction publique d’une province ou d’un territoire, sans avoir été engagé sur place, au moment de la naissance ou de l’adoption du parent de l’enfant). Cette modification est entrée en vigueur le 19 juin 2014, et ce, de manière rétroactive jusqu’au 17 avril 2009, date à laquelle la limite visant la première génération était entrée en vigueur à l’origine.

 

 

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