Un technicien et conseiller sur les questions autochtones de Shearwater prend sa retraite après une carrière de 39 ans

Article de nouvelles / Le 6 novembre 2019

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12e Escadre Shearwater

En octobre, la Nouvelle-Écosse célèbre le mois de l’histoire des Micmacs afin de sensibiliser tous les Néo-Écossais à la culture et au patrimoine micmacs. Pendant le mois du patrimoine micmac, un militaire de l’Aviation royale canadienne qui a découvert ses origines micmaques pendant son affectation à la 12e Escadre Shearwater, en Nouvelle-Écosse, a pris sa retraite après avoir mené une brillante carrière.

Le 24 octobre 2019, par un matin ensoleillé et frisquet, le sergent Tony Parsons s’est réuni avec sa famille, ses amis et ses collègues à la 12e Escadre Shearwater, en Nouvelle-Écosse, pour souligner son départ à la retraite après avoir passé 39 ans dans les Forces armées canadiennes, dont 36 à Shearwater, où il a découvert ses origines micmaques.

« Je me sentais dépassé par les émotions pendant la cérémonie de lever du drapeau, sachant qu’il s’agissait de mon dernier salut, dit le sergent Parsons. J’étais enchanté par le soutien de mes dirigeants et de mes pairs. »

Après avoir grandi à Stephenville Crossing, à Terre-Neuve-et-Labrador, ce technicien en systèmes aéronautiques, qui a agi comme coordonnateur des questions environnementales de l’escadre au cours des dernières années, dit s’être joint aux forces armées lorsqu’il avait 18 ans parce qu’il ne savait pas quoi faire.

« Mon père ne pêchait pas, et certains de mes frères aînés s’étaient déjà enrôlés, dit le sergent Parsons. Je me suis dit que je suivrais leur exemple. »

Au cours des six premières années de sa carrière, le sergent Parsons a exercé le métier d'électricien naval et a travaillé à bord du NCSM Margaree et du NCSM Fraser sur la côte est. En 1987, il est toutefois passé de la Marine à la Force aérienne en suivant le cours de technicien de cellules à Borden, en Ontario. L’année suivante, il a amorcé sa première affectation, à Shearwater.

Le sergent Parsons s’amuse du fait qu’il a quitté la Marine, mais qu’il a passé une grande partie de sa carrière à bord de navires en tant que membre du personnel de détachements d’hélicoptères CH-124 Sea King, notamment à bord du NCSM Halifax et, ce qui est assez cocasse, de nouveau à bord du NCSM Fraser.

« J’ai passé toute ma carrière à Shearwater, sauf de 1993 à 1996 », précise le sergent Parsons. Pendant cette période, il a travaillé à la 8e Escadre Trenton, en Ontario, à titre de technicien d’entretien du CH-113 Labrador, l’hélicoptère de recherche et de sauvetage de l’Aviation royale canadienne à ce moment-là.

Après être retourné à Shearwater, le sergent Parsons a appris un fait intéressant sur ses ancêtres.

« Jeune, je ne savais pas que j’avais des racines autochtones, indique le sergent Parsons. Je l’ai appris à la fin des années 1990 de ma sœur, qui l’avait découvert en faisait des recherches généalogiques. »

Cette nouvelle a incité le sergent Parsons à en savoir davantage. En 2003, on l’a invité à se joindre au Groupe consultatif des Autochtones de la Défense (GCAD) de sa région, dont il fait toujours partie. Au cours des cinq dernières années, il a assumé la fonction de coprésident militaire du groupe et a collaboré avec le champion local en vue d’offrir des conseils à la haute direction sur les questions ayant une incidence sur le recrutement, le maintien en poste, le perfectionnement et la promotion des peuples autochtones dans les Forces armées canadiennes et le ministère de la Défense nationale.

Le travail a notamment consisté à organiser des pow-wow et des cérémonies de purification par la fumée, à coordonner l’utilisation de la hutte de sudation à la plage MacDonald et à transporter un bâton à exploits autochtone à différentes occasions comme lors de la cérémonie annuelle du Jour du traité, le 1er octobre, à la place Grand Parade, à Halifax.

« Le dévouement du sergent Parsons au Groupe consultatif des Autochtones de la Défense depuis plus de dix ans n’est rien de moins qu’exemplaire », affirme le capitaine de vaisseau Matt Bowen, commandant du Groupe d’entraînement maritime des Forces maritimes de l’Atlantique et champion du GCAD dans la région de l’Atlantique.

« Tout comme l’est sa volonté de transmettre ses connaissances sur les questions autochtones et de soutenir les activités traditionnelles comme la hutte de sudation. Son dévouement et son professionnalisme discret nous manqueront beaucoup, à l’équipe et à moi, mais il laisse sans en douter un héritage durable, tant par le magnifique bâton à exploits qu’il a créé de ses propres mains que par le vaste réseau d’amis et de partenaires qu’il a établi au cours des années pour permettre au GCAD de mener ses activités. Je leur souhaite, à lui et à sa famille, une retraite heureuse et la santé. »

Le sergent Parsons a l’intention de profiter de sa retraite, mais dit qu’il restera dans la région.

« Je serai là si vous avez besoin d’un coup de main », dit-il.


 

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