Un travail de peinture hors du commun : Le CF-188 Hornet

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Article de nouvelles / Le 13 août 2021

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Le capitaine Bettina McCulloch-Drake, Affaires publiques du Quartier général de la 1re Division aérienne du Canada

 

Lorsque vous voulez peindre votre maison, vous pouvez trouver la peinture nécessaire dans une variété de quincailleries et de magasins spécialisés en peinture. Toutefois, lorsque vous voulez peindre un avion de chasse des Forces armées canadiennes (FAC), vous avez besoin de quelque chose qui puisse survivre à des vitesses supérieures à 2 200 kilomètres-heure (ou Mach 1,8).

« Il s’agit d’un type de peinture très particulier que nous devons commander », explique le capitaine Jeff Chacko, un OSA (officier responsable du soutien des ateliers) de l’Escadron de soutien technique des télécommunications et des moyens aérospatiaux (ESTTMA) situé à Trenton (Ontario). « La peinture a des propriétés spéciales qui lui permettent d’être efficace dans les opérations ».

« Il faut donc accorder plus d’attention à la peinture de ces avions, poursuit le Capt Chacko. S’il y a des imperfections dans la peinture, il peut y avoir des pertes d’efficacité aérodynamique qui peuvent avoir des conséquences plus importantes comme une consommation accélérée de carburant et une détérioration accélérée du revêtement de l’avion. »

Chargé de peindre les six premiers avions de chasse australiens achetés par le gouvernement du Canada pour compléter la flotte de CF-188 Hornet du Canada, l’ESTTMA dispose d’une équipe spécialisée de dix techniciens en structures d’aéronefs (SA) qui sablent, apprêtent et peignent chaque avion qui arrive dans l’atelier de peinture de l’escadron. Formés et autorisés en tant que peintres en aviation, ces techniciens suivent les procédés établis par le fabricant d’équipement d’origine (FEO) pour assurer la plus haute qualité de travail.

La première étape de tout travail de peinture consiste à préparer l’espace de travail, à recouvrir toute surface qui ne doit pas être peinte (par exemple, les prises d’air, les zones exposées où il y a des contrôles), et à enfiler l’équipement de protection individuelle comme les respirateurs et les combinaisons Tyvek.

« La deuxième étape de la peinture d’un avion consiste à poncer les surfaces pour enlever la peinture et les marquages anciens, indique le Cplc Nick Fedele. Le ponçage révèle également toute imperfection de surface qui doit être rectifiée avant de commencer la peinture. »

Cependant, même avec l’aide d’outils électriques, le ponçage peut être très éprouvant physiquement, surtout par temps chaud. « Nous veillons à ce que nos techniciens se reposent et s’hydratent suffisamment pendant la procédure, révèle le Capt Chacko. Par ailleurs, nos techniciens travaillent en rotation pour éviter d’interrompre le travail une fois qu’il a été commencé. »

Une fois le ponçage terminé, toutes les surfaces sont lavées et les revêtements de carénage qui sont en place pour combler les espaces de la structure aérodynamique ainsi que certains panneaux sont retirés pour faciliter la peinture. Ensuite, l’apprêt, qui permet à la peinture de mieux adhérer au métal, est appliqué sur toute la surface de l’avion.

Une fois que l’apprêt a séché, la première couche de peinture est appliquée.

« Nous utilisons des systèmes de pistolets à peinture munis de pots à pression et de mélangeurs, explique le Cplc Steve Leblanc. Les pots à pression permettent de maintenir un débit de peinture uniforme, ce qui nous permet d’appliquer un enduit lisse sur toutes les surfaces à peindre. »

Une fois la première couche de peinture appliquée, les techniciens la laisseront sécher pendant une journée. Ensuite, la deuxième couche, les marques et les décalcomanies éventuelles sont appliquées.

Une fois entièrement peint, chaque avion est recouvert de huit à dix gallons (ou entre 32 litres et 40 litres) de peinture gris OTAN.

 

 

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