L'exercice Maple Flag 2016

Documentation / Le 26 mai 2016

L’exercice Maple Flag, qui aura lieu à la 4e Escadre Cold Lake (Alberta) du 30 mai au 24 juin 2016, vise à préparer les équipages, ainsi que le personnel de maintenance et de soutien du Canada et des pays participants, à affronter les rigueurs des opérations dans l’espace aérien moderne. 

Le scénario de l’exercice établit les conditions dans le cadre desquelles les participants doivent se frayer un chemin jusque dans une zone de conflit, éliminer les cibles approuvées et en ressortir pour retourner à leur base d’attache.

Les participants seront plongés dans un scénario fictif selon lequel ils devront combattre des menaces simulées à l’aide de tactiques, d’armes et de technologies de pointe. L’exercice vise à perfectionner leurs compétences dans un contexte opérationnel réaliste, évolutif et stimulant.

Dans le cadre de l’exercice Maple Flag 49, les activités d’entraînement seront axées sur le commandement et le contrôle, les opérations air-air et air-sol, le ravitaillement en vol, les opérations de renseignement, surveillance et reconnaissance, le transport aérien tactique, l’aviation tactique, et l’appui aérien rapproché.

Ces activités se dérouleront principalement à l’intérieur du polygone de tir aérien de Cold Lake (CLAWR), une vaste parcelle de terrain au nord de la 4e Escadre et de la BFC Cold Lake.

Voici les forces alliées et participantes qui prendront part aux deux volets de l’exercice : la force aérienne des États-Unis, la réserve aérienne des États-Unis, la garde nationale aérienne du Kentucky, le US Marine Corps, l’aviation royale (britannique), l’armée de l’air française, l’armée allemande et l’armée belge. Par ailleurs, dans le cadre du deuxième volet de l’exercice, 10 pays participeront au programme international d’observateurs.

Le Centre d’instruction tactique de la force aérienne (CITFA) de la 4e Escadre Cold Lake organise et dirige l’exercice Maple Flag. La mission fondamentale du CITFA consiste à offrir aux participants un entraînement réaliste au sein duquel ils pourront simuler des opérations de combat aérien modernes.

Ayant lieu chaque année depuis 1978, l’exercice Maple Flag a été annulé à quelques occasions seulement. La dernière fois, c’était en 2015, en raison des opérations menées par les CF-18 dans le cadre de l’opération Impact.

L’histoire de l’exercice Maple Flag

L’exercice Maple Flag est la version canadienne de l’exercice Red Flag de la force aérienne des États-Unis, qui a lieu plusieurs fois par année aux bases aériennes Nellis (Nevada) et Eielson (Alaska). La série d’exercices Flag a été élaborée en réaction aux observations faites durant la guerre du Vietnam. Durant ce conflit, on a observé que la majorité des pertes d’aéronefs survenaient durant les dix premières missions de combat d’un équipage.

Ceux qui survivaient à ces 10 premières missions cruciales étaient jugés plus susceptibles de survivre au reste de leurs missions de combat et au-delà. Les exercices de la série Flag ont été conçus pour permettre aux jeunes équipages d’exécuter ces dix premières missions cruciales. À plusieurs égards, cette même structure existe encore aujourd’hui.

D’abord créée sous le nom de Red Flag North en 1977, la version canadienne de l’exercice a été rebaptisée Maple Flag l’année suivante. Deux exercices de quatre semaines ont eu lieu chaque année jusqu’en 1987. Le Maple Flag est ensuite devenu un événement annuel durant de quatre à six semaines, réparti en deux ou trois volets distincts de deux semaines chacun.

Traditionnellement, l’exercice était principalement axé sur les chasseurs et les appareils de soutien et mettait surtout l’accent sur les opérations d’envergure.

Au fil des ans, l’exercice a évolué et s’est transformé en réponse aux progrès réalisés au chapitre des opérations réelles et en matière de technologies, de compétences et de techniques. À l’origine, on y retrouvait presque exclusivement des chasseurs, de gros bombardiers, des avions de renseignement, surveillance et reconnaissance et des systèmes aéroportés d’alerte et de contrôle.

De nos jours, beaucoup de ces mêmes appareils participent toujours à l’exercice, mais on y intègre aussi divers éléments de la force aérienne, comme le transport aérien tactique, les hélicoptères et la guerre électronique, ainsi que l’Armée.

Depuis 1987, l’exercice Maple Flag n’a été annulé que quatre fois : en 1991 en raison de la1re guerre du Golfe, en 1999 en raison du conflit au Kosovo, en 2011 en raison de l’opération Mobile, et enfin, en 2015 en raison des opérations Impact et Reassurance. Ces annulations sont toutes dues à de réels engagements opérationnels de l’ARC et en réponse aux mandats qui lui ont été confiés par le gouvernement du Canada

La formation réaliste que procure l’exercice Maple Flag ne peut être égalée ou surpassée que par de vraies opérations. Lorsqu’on est engagé dans un réel conflit, il est peu utile de mener des exercices à grande échelle axés sur les opérations. Le leitmotiv selon lequel il faut « s’entraîner comme nous combattons pour combattre comme nous nous entraînons » s’applique parfaitement aux participants de l’exercice Maple Flag; s’ils sont engagés dans un véritable combat, les entraînements intenses deviennent superflus en quelque sorte.

Le Polygone de tir aérien de Cold Lake

Le CLAWR fait partie d’un groupe de trois espaces aériens avec le polygone d’entraînement à la manœuvre de combat aérien (ACMR) et un secteur de vol à basse altitude, tous contrôlés et administrés par les Opérations de la 4e Escadre. Dans l’ensemble, le groupe d’espaces aériens s’étend de la Colombie-Britannique au Manitoba, et des Territoires du Nord-Ouest au centre de l’Alberta. Sa superficie équivaut à celle de l’Europe centrale.

Le plus petit des trois espaces aériens, le CLAWR, a une superficie de 1,17 million d’hectares et se situe à environ 70 kilomètres au nord de la 4e Escadre Cold Lake. Cette parcelle de terrain est une zone d’opérations réglementée, et c’est l’espace aérien qui contient le plus de complexes d’objectifs, soit 90 (plus de 640 objectifs individuels) en plus de simulateurs de menaces, qui seront utilisés dans le cadre de l’exercice Maple Flag 49.

Les ensembles d’objectifs disponibles comprennent sept représentations tridimensionnelles de terrains d’aviation militaires, des représentations d’infrastructure militaire et des simulateurs de menaces surface-air. Presque tous les objectifs à l’intérieur du CLAWR permettent l’utilisation de munitions inertes classiques et à guidage de précision (lasers) et de munitions guidées par GPS. Plusieurs objectifs de surface peuvent être défendus par des systèmes qui simulent les signaux communément émis par les menaces surface-air.

Pour compléter l’ensemble déjà solide d’aides à l’instruction à l’intérieur du CLAWR, on y retrouve également plusieurs zones de tir réel, notamment des polygones de bombardement air-air et air-sol, où les pilotes peuvent s’exercer avec de vraies munitions sur des objectifs terrestres et aériens.   

Le Programme international d’observateurs

Le Programme international d’observateurs donne aux éventuels participants à l’exercice Maple Flag l’occasion de vivre l’exercice de près, sans y engager une grande quantité de ressources. Ce programme vise à assurer la participation future d’autres pays à l’exercice Maple Flag.

Cette année, les participants à ce programme proviennent d’une variété de pays alliés et partenaires, notamment l’Afrique du Sud, l’Allemagne, l’Arabie saoudite, l’Australie, le Chili, la Corée du Sud, l’Inde, Israël, les Philippines et la Suède.

Les participants et leur rôle dans le cadre de l’exercice MAPLE FLAG 49

Voici les pays, aéronefs et unités qui participeront à l’exercice MAPLE FLAG 49 :

Canada :

La 1re Escadre : 2 hélicoptères CH-146 Griffon, rôle d’hélicoptère tactique et utilitaire;

Les 401e, 409e, 425e et 433e Escadrons d’appui tactique, et le 410e Escadron d’entraînement opérationnel à l’appui tactique : 24 chasseurs CF-188 Hornet, rôles d’appui aérien rapproché, d’interdiction aérienne et de simulations de menaces; 

Les 405e et 407e Escadrons de patrouille à longue portée : 1 avion CP-140 Aurora, rôle de renseignement, surveillance et reconnaissance;  

Le 414e Escadron de guerre électronique : prendra place dans les sièges arrière des 6 chasseurs Dornier Alpha Jets obtenus sous contrat auprès de Discovery Air Defence Services, rôle de simulateurs de menace;

Le 429e Escadron de transport : 1 avion de transport lourd CC-177 Globemaster III, rôle de transport aérien tactique;

Le 435e Escadron de transport et de sauvetage : 1 avion CC-130T Hercules, rôle de ravitaillement en vol;

Les 426e et 436e Escadrons de transport : 2 avions CC-130J Super Hercules, rôle de transport aérien tactique;

Le 42e Escadron de radar : services de radar de surveillance tactique au sol;   

Conception et gestion du réseau de liaison de données : services de connectivité pour les technologies de simulation de menaces à bord des aéronefs.  

États-Unis :

La 94th Airlift Wing de la réserve aérienne des États-Unis : 2 C-130 Hercules, rôle de transport aérien tactique;

La 165th Airlift Wing de la garde nationale aérienne du Kentucky : 2 C-130 Hercules, rôle de transport aérien tactique;

Le 960th Airborne Air Control Squadron de la force aérienne des États-Unis : 1 avion E‑3 Sentry, rôle de commandement et de contrôle aériens;  

Le 964th Airborne Air Control Squadron de la force aérienne des États-Unis : 1 avion E‑3 Sentry, rôle de commandement et de contrôle aériens;

La Marine Wing Support Squadron 471 du US Marine Corps: personnel et équipement fournissant une station de ravitaillement aérien avancée pour les hélicoptères participants.

France :

Le Groupe de chasse 1/2 « Cigognes » : 4 chasseurs Mirage 2000-5, rôle d’appui tactique;

L’Escadron de chasse 1/91 « Gascogne » : 4 chasseurs Rafale, rôle d’appui tactique;  

Allemagne :

La 1re brigade aéroportée, une unité d’opérations spéciales non navigante combinée;

des éléments du commandement des forces spéciales allemandes (KSK).

Belgique :

Collaborera avec une variété de participants dans un rôle de contrôleur aérien avancé interarmées.

Royaume-Uni :

Le Number 8 Squadron de l’aviation royale : 1 E-3 Sentry, rôle de commandement et de contrôle aériens.

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